3 mois de prison pour celui qui a juré la main sur le cœur qu’il mourrait d’envie de payer les pensions alimentaires

Il ne paie plus de pension alimentaire depuis fin 2010: trois mois de prison

Var Matin, Jeudi 12 Avril 2012

Il a presque juré la main sur le cœur qu’il mourrait d’envie de payer les pensions alimentaires qu’il devait pour ses enfants, mais qu’il n’en avait pas les moyens. Mardi, devant le tribunal correctionnel de Toulon, M. A. n’a pas échappé à la sanction pénale. Il a été reconnu coupable de non-paiement de la pension depuis novembre 2010. Il a été condamné à trois mois de prison avec mise à l’épreuve pendant une durée de deux ans, avec obligation d’acquitter son dû, sous peine de rejoindre la prison de La Farlède.

À la barre, c’est un homme plutôt sûr de lui, avec une enveloppe sous le bras, qui s’est présentée devant la présidente. Il n’a pas nié devoir, chaque mois, 600 euros pour les enfants qu’il a eus avec son ex-femme. L’accord sur ce montant a été accepté par les deux parties, devant le juge aux affaires familiales.

Pourquoi n’a-t-il alors pas respecté cet engagement ? « Faute de travail », explique le prévenu. « Je n’ai plus de revenus. J’ai cherché un emploi jusqu’à ce jour. En vain. Je suis actuellement au RSA. »

« Payer quand j’en aurai les moyens »

De son enveloppe, il sort plusieurs papiers. Des preuves de ses démarches. Il assure ne pas vouloir se soustraire à ses obligations. Pour la magistrate, c’est hors de propos. « Pourquoi n’avez-vous pas saisi le juge aux affaires familiales pour lui signaler votre nouvelle situation ? » La réponse de ce père de famille est étonnante : il plaide la fierté. « Je ne voulais pas me soustraire », répète-t-il. Je voulais régler cela dès que j’aurai les moyens. Je paierai ce que je dois. »

La présidente riposte. « En résumé, c’est par fierté que vous n’allez pas voir le juge. » L’homme acquiesce. L’avocate de la partie civile lui rappelle que « les enfants mangent et s’habillent et que lui a plus d’un an d’impayé de pension. Il préfère faire des voyages en Afrique… »

Dans son réquisitoire, la représentante du parquet a demandé six mois de prison avec sursis pour cet homme « qui livre une histoire extraordinaire pendant qu’un parent isolé se bat pour prendre en charge ses enfants. »

Pour sa défense, le prévenu a promis d’aller demander une révision du montant de la pension devant le juge aux affaires familiales et de trouver du travail. Le tribunal l’a finalement déclaré coupable, avec; à la clef; une peine d’emprisonnement. En sursis au-dessus de la tête.

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